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Textes de Christian Blanchet

Après une longue et terrible bataille entre les trois religions du Livre, quand enfin arriva le jour de Colère, la concurrence toucha son terme : le christianisme avait gagné. Ne restait plus que se révèle le Jugement dernier, suite logique et annoncée.
Comme nous le savons tous, ce système de croyances fut porteur d’une grande nouveauté. Les révélations de Platon, entérinées par Aristote puis par Saint-Augustin, permirent de comprendre que l’Homme était constitué de deux formes séparées, soit son corps et son âme. Promesses tenues, les âmes des justes prirent, en ce jour béni, leur place au Paradis et tous leurs corps, délivrés de la mort, revinrent peupler la terre.

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Posted at 9:44pm and tagged with: 2000 mots,.

Last Seagull hey ant chant yeah
To the lay tea
Say true vat four day poor view
Kant l’high breeze foot venue:
Pawn a sale putty more so
The Mooche you the verb me so.
Hell Allah creek yeah FA mean
Sheila for me Sayoy zine,
Lap preamp the Louis pray tea
Caulking grain poor sub zest hay
Just call us say zone novel.
«Jive who pay Ray, Louis detail,
Have a loop, for eden e-mail,
Interest a principal.»
Laugh for me n’hip hop right ooze:
Sell assume win dread fowl.
Kefir sea hay view automn show ?
Detail asset impromptu is
New it a jar a two vain ant
Jay chant hey, nephew deep lace.
-View chant yeah ? Ginseng we fortress.
E-Bay yen ! Danzig main tunnel. Gentile Lafonthang

Montréal, hiver 2011
PS: Désormais, vos amis unilingues anglais pourront déclamer de la poésie française bien haut.

 

Posted at 9:43pm and tagged with: 100 mots, poésie,.

L’autopsie n’indiqua que la présence massive de sirop pour la toux et rien d’autre. Ce qui surprit tout le monde fut l’état dans lequel il avait laissé sa vie derrière.

Tout était en ordre, d’une propreté sans failles et fonctionnel, de son administration personnelle à sa collection de vieilles motos. Ce qui frappa l’imagination était l’absence de toutes photos, où quoique ce soit qui puisse rappeler quel homme il fut. Il n’avait laissé aucun testament notarié, aucune note. C’est dire sa force de frappe. 

Le fait qu’on le retrouva gelé dans un banc de neige avec sur son cou inscrit au Marker de droite à gauche, probablement lentement tracé devant une glace, AMOUR STÉPHANIE MICHEL, le nom de ses deux enfants, explique un peu, lui qui avait vécu son divorce durant des mois, tranquille il semblait, et qui ne voyait jamais ses jeunes à part s’il leur offrait Disneyland ou l’équivoque après règlements de cour. Ces dernières années, on le voyait peu mais il portait encore son éternel sourire en coin, sur sa bouche comme dans ses yeux.

Il n’avait aucun problèmes d’argent mais réglait tous ceux de ses vieux amis. C’était probablement les seuls appels qu’il recevait, les demandes de conseil ou d’aide. Ou de ses business. L’exemple à suivre. Il venait aux anniversaires, parfois, mais ne restait jamais très longtemps. Ses amis étaient fauchés, toujours. Il arrangeait les choses. Personne n’avait à se soucier de lui. Il était discret et au-dessus de ça.

Quand nous l’appelions et lui posions des questions à propos de ses enfants, il avait son tact pour changer de sujet. Que de bonnes nouvelles. Sa succession a probablement été un enfer pour ceux qui l’ont vécu, sauf pour les avocats, des batailles de vouloir qui eurent lieu des mois et bonjour. Selon J-F, c’est ce qu’il souhaitait comme héritage. Il lui avait dit qu’il laisserait tout à ses deux enfants et c’est tout, mais ils étaient trop jeunes pour s’occuper de ou pour réaliser quoi que ce soit. C’est probablement inventé, extrapolé d’une remarque en passant. Les histoires du passé, elles fonctionnent ainsi.

Il aimait regarder les mouettes s’entre-déchirer pour des patates frites.

Montréal, 2011

NB.  Texte publié sur http://caracteres.ca/2011/07/25/

 

Posted at 9:41pm and tagged with: 350 mots, caracteres.ca,.

où apprend-on à faire face

viens

on essuie la vaisselle

avec nos linges, notre danse de l’évier

à observer qui est le plus méticuleux

la compétition, encore présente

un père et un fils, le fils et son père.


Ma définition de la vie ?

évidemment tu veux pas l’entendre

les bols se rangent pas là, fiston

demande à ta mère

un gars avec son père avec le cancer du plus vieux

la fin est connue, définie

toujours sans mots.


assis à table enfin, deux hommes qui cherchent encore

par regards embués, leur femme du foyer

chantonnants ensemble, doucement, en cadence

avec enfin leurs corps au même tempo


à la musique partagée

et voir, entendre, sentir

nos trois êtres disponibles, si brièvement

dans l’amour seul, plusieurs dimensions humaines.

Posted at 9:41pm and tagged with: 100 mots, jusse pour toi, poésie,.

Jack Monoloy assis sur du sapinage braille brille pas. Un loup-marin sort sa tête de l’eau pour jaser Kuei kuei elle est où ta belle tu gosses quoi vos rires sont partis la comique elle moutarde viens te baigner. Moé je me tire dans flotte mon corps et je le sors jamais plus oublie-moi mon loup.

Mes doux ignorants, nouveaux arrivants, je ne vous perdrai pas. Donc, tels que tel les jours et semaines précédentes sur Mingan, juste pour vous, amours — écoutez, ça va bien aller : les parents de la jeune voient un problème d’origine entre leur vraie blanche et le fringant sauvage droit au coeur de cette amourette et Vas réfléchir au couvent souillonne plus loin, les vainqueurs s’en lavent de nos mains supérieures. Ce qui, jeune Jack n’a plus sa blonde ni plaisirs d’hommamours à l’embouchure de la rivière privée. Le mauvais rêve parle au jeune idiot adomoureux Imite l’eau qui chante et jette-toi vers la mer pour toujours. À la surface les canards au fond mon connard d’absents, les racontars finis. Mauvais présages et boom dedans sa nature qui vit ailleurs, Moé j’appelle une tête heureuse qui vibre haha. En marge comme par obligé et, Jack rigole sourdement pour de vrai, l’innu en chez lui à l’affût de la suite de la fin oui skippée oui. Ça ne va pas bien, sur le nord du fleuve qui s’en tabarnaque comme  presque tous.

Notre ami continu le reste en suites de son temps passe plus vite avec les crabes les fiche le camp les autres et animaux et marins qui pas comme les yeux blancs les mesquins menteurs pas toujours si c’est de même pourquoi pas pourtant au cours d’une vie on peut faire autre chose un gars je sais tsé ? Dans l’eau on est bien. Clairement au chaud dans le frette, fontainement.

J’ai parlé avec un vieux pêcheur micmac c’est de lui ce conte vrai de la fausse histoire parce qu’avec Jack l’entente. Non ils se détestent pas ces deux anciennes nations mais je suis un colon de pas savoir le faux. Votre Jack en question chasse libre nu dans l’eau froide, gras comme un saumon, indiquant à Mick où se trouve la morue et le mangé. Il nage aux six directions maître de sa civilisachose avec l’ami phoque ( watch’ out les balles qui tuent la mort ! ). Les trois mongoles d’un Nord amériquois violés discutent en hurlant de rires mais jamais ils ne mentent à mon Mack le pêcheur, qui connait son homme marin si bien c’est la coopération. Ça existe c’est le fonne d’être tough.

 

Montréal, 2011

Posted at 9:41pm and tagged with: 400 mots, jusse pour toi,.

Rien n’intéresse personne sinon l’imposture. N’oublie jamais que le soleil se transformera longtemps encore.

Tout m’avilie ici, prise là comme une nulle, à l’instant qu’un massacre entre voisins a lieu, en idiote de tortue verte sur le dos, sur ce sable doré, aux abords d’une Méditerranée si bleue.

Nous, vacanciers anglais, italiens, allemands, des touristes, regardons  désemparés les simiesques chypriotes grecs et turcs s’entretuant en tous lieux autour depuis sept jours, de balcon en balcon dans les ruelles étroites, sur la rue, à l’hôtel, partout. Hommes, femmes, enfants, chiens, agneaux, tous y passent. Et tant qu’à prodiguer des semences de mort, bonjour le viol ! Rien que sous ce soleil d’août, l’éternel royaume est tout couvert.

Pour un suicide collectif entre clowns aux numéros, aux dogmes héréditaires, c’est drôlement bien orchestré. Shit de Chypre, choix vanté de destination plaisance pour l’été 1974, aura été mon impulsion jouissive la plus conasse, grandiose ! Je devrais exiger un remboursement. La station balnéaire de Varosha, que l’agence comparait à Cannes, l’hôtel Constantia qui ne fait pas ombrage à la plage, les restaurants, les cinémas modernes et les beaux et fougueux Chypriotes. Les photos ne donnaient pas dans le détail. C’est aujourd’hui l’accrochage entre copains copines. Une brutalité au nom de la liberté inaliénable de croire en peu m’importe le mirage, à grand renfort de sang. Une fête à l’imaginaire des hommes, un carnaval de destruction épicé d’hémoglobine. L’ambassade britannique, s’il y en a une, le port de Kyrinia, ne sont pas accessibles. Les fenêtres ne nous laissent voir par intermittence, de l’allée adjacente, que poussières et débris, landaus et sacs de peau éventrés. L’harde des dispensables que nous formons, nous nous sommes réfugiés dans les cuisines au sous-sol d’un hôtel voisin, envahi de soldats grecs qui colmatent et installent du matériel sur le toit. Certains membres du personnel autochtone sont avec nous. J’en éliminerais plusieurs. Ils ne s’en gênent pas, eux, et je n’ai pas de plaisir. Ce qui passe par nos regards me méduse. Notre minuscule enclave, épargnée du gâchis de la coexistence ambiante, par une sorte d’intuition immédiate de ce qui semble sincère et de ce qui ne l’est pas, cherche à se soutenir, à persister, malgré cette chape de béton armé tombée sur nos épaules. Je vois plus d’homicides et d’horreurs, au cours de cette longue insomnie sans voûte, que ce qu’on m’a dit pouvoir exister. À peine née, évacuée en Angleterre avec ma mère, au début de la Seconde Guerre mondiale, réexpédiée à Gibraltar à la fin de la boucherie. La laideur s’incruste. J’ai étudié comme une folle toute ma vie, je suis tellement hideuse et voulait briller. Face aux attaques mille fois quotidiennes, tuons nous aussi ! Ne pas faire gentiment l’anchois dans sa conserve, tout en regardant, sans agir, le couvercle se refermer et m’y figer définitivement. Ne pas rester là à me ronger les sangs, no way. Pour survivre, me voilà équipée en guerrière de fortune. Des lames partout où je peux en loger, une baïonnette ficelée au bout d’un morceau de bois. Trouver n’importe quoi de type carabine, un truc qui dirait boum bye bye. Ce n’est pas dans ce no man’s land que l’on recueillera mon cadavre, c’est hors de question ! Il n’existe aucun sauveur, je me sauverai. Sois présente jusqu’à la fin, hors de ce mouroir. J’en ai vu de la cinglerie, du chimpanzisme et de la pire humanité en trente-deux années. À Chypre, toutes bornes fuient et éclatent. J’hallucine les yeux ouverts, et que tout s’arrête en l’absence d’humains ! La vision doublée. J’y songe et vomis le ventre vide. Ne plus pouvoir manger et pourtant vomir sans trêve. Le faisandage des victimes parfume l’hôtel. Je ne me nourris que d’air poussiéreux, d’effluves et de breuvages, que je dilapide comme une Turque, comme une Grecque. Les amandes, les olives, rien ne passe. Quelle pose d’innocente à chier ! Prise, prise, prise entre plusieurs feux, tandis que s’étouffe mon souffle. Je suis une yanitas de Gibraltar en vacances, bordel ! Au sein de notre communauté de misère, à l’hôtel Doux Repos, on m’évite, on cherche ma proximité. Toujours seule au-dehors, je vais aux nouvelles, déniche des objets de première nécessitée. Mes complices ont peur et se fient à moi. Ils me respectent, me laissent tranquille de n’importe quelles inepties, se tiennent sages. S’y trouvent plusieurs chrétiens, quelques musulmans, des métis de je ne sais plus trop quels horizons, encore quelques estivants. Personne n’aborde la question de ma physionomie, aucun ne me touche et c’est bien ainsi. Sur ce corps d’aphrodite, maigrissant, écorché, repose ma tête repoussante, cette tragédie, une sainte farce collée à un buste, mon deuil perpétuel à la beauté. Résignée depuis toujours à devoir vivre à l’extérieur d’une quelconque romance. Ici, par besoin de silence ou par effroi, personne ne détourne les yeux. Je suis leur monstre, leur phénix, leur mère de survivance. Toujours le vacarme des balles, des explosions, des cris. Oh ! comment filer d’ici ? Il existe les deux bases militaires britanniques à l’ouest de l’île, ce qui ne m’avance guère. Je me sens cuite et le soleil d’août qui plombe n’est d’aucune aide. Tuer, piller pour encore être, afin d’éviter de me faire embrocher de façon abjecte. Le sentiment de tomber enlacée dans ce conflit qui se répand par jeu, sans but, comme un cancer qui gagne en puissance. J’écris retirée, au milieu des climatiseurs muets, seule dans cette pièce. L’arôme d’huile et ce silence des sens m’apaisent. S’y trouve assez de chandelles pour défoncer à jamais le cul du premier trouble-fête venu. C’est la paix. Ce cœur combustible pulsant dans cette poitrine, rouage en folie, puisse t’ il battre un jour pour un autre et que ce jour ne s’éteigne pas ni ne se perde en route. Mon histoire n’a pas d’avenir.

La nuit courage la lune blanche courage rouge glacée la terre fugitive courage.

L’équilibre durement gagné se perd. L’imagination déraillée sans cœur est sans problème au pouvoir. C’est le règne du n’importe quoi, l’absence de tous sens. Il n’y a pas d’humanité. Nous sommes des choses. Plus de joies, plus de craintes, plus d’espoir, Stella morte. Une éclipse, pétrifiant qui ose affronter mes yeux. Hantée par une sécheresse tant de fois ignorée. Quelque chose me mène. Je ne suis pas différente des autres Hommes. Tout comme ceux qui guettent aux abords, j’oscille entre une aridité immonde et une cohésion ancienne, une épouvante paradoxale, une attraction vers l’obscurité mirifique, en totale insensibilité. Rester réellement lucide ; pourtant existe une envie tout externe qui clairement me contamine. Je surprends Stella, matière pensante, à perpétuer la violence avec désinvolture. Cette fragmentation m’exaspère ! comme si d’une seule personne en émergeait deux: alors mon calcul serait deux donne un et tout m’est égal. De la balance résulte mon expulsion de la tanière. Où se terrent les émotions ? À l’extérieur, on me fuit comme le danger. J’agis avec la délicatesse d’un fouet. La fuite est mon objet, s’aiguisant, se dilatant. Oh orgueil ! je dispose depuis ce matin d’un pistolet avec des balles par-devant des évènements, un truc américain à faire sauter des synapses comme ça, aidant à calibrer mon départ. Les personnages incarnant la folie d’autrui sont piétinés. J’exalte, ma hargne peut éclater dans toute sa magnificence sobre !

Cerner à Varosha. Nicosie est inaccessible. Où est la porte de sortie, cette fragile lucarne, ce ciel privé de jets Phantom ? Vers où avancer ? Mes pores procède vers un exutoire, en vraie machine de chair et d’os, sans pleurs et sans regret. Du dehors comme du dedans ne me parviennent que relents de pisse et de merde, de menstruation sans nettoyages. L’île est un vêtement souillé, oublié en tas. Varosha se dégrade en poussières jonchées, linceul oublié. Une odeur tellurique, visqueuse, rance à déglutir, de sang mélangé à la saleté, au sable et aux cendres, forme des allées de boue, un sol poisseux que j’emprunte, voie glissante sur laquelle une fuite se promène. Gibraltar, Londres, ne peuvent tenir lieu de maison.

Enfin ! Que de longueur ! se rappliquent les Nations Unies. Déjà plus d’un mois ! Les cartes de l’argent ont dû être bien battues. Ce feu d’artifice made in US of fuckin’ A, soutenu par les banques, essuie probablement des pertes de popularité ternes. Il faut patrouiller l’irrationnel afin de maintenir la fiction d’une alliance humanitaire. Oui, l’ordre absout la cupidité. Et voilà les négociations éthérées de retour à la paix bancale avec dans le ciel les avions et la DCA sur les toits, les informations contradictoires, la violence engrossée, les viols et les meurtres, les bombardements, les soldats de tous poils, les trous de balle auxquelles ma peau contribue désormais avec un certain entrain, un certain enthousiasme ! Les obstacles gardent en mouvement, pour le meilleur et pour le pire, au profit de l’Armée Stellaire. Stella ! tu donnes de toi à voir une loque effrayante agissant en terreur. Le Traité de Versailles, quelle engeance ! que de certitudes ! La mer tout près s’évanouit sous les vacarmes, ses tympans crevés.  Fin aux êtres humains ! qu’on ne conserve sur cette planète que la flore, l’oxygène. Perdue, déboussolée dans un dilemme, au nord du nord du corps, au sud du sud d’une étincelle.

Que se suspende le temps et que par amour apparaisse un refuge rompant avec ce passé ! Nul endroit n’est chez nous, je viens d’un rocher où mes racines ne peuvent creuser.  Chez nous ne peut être ce tombeau familial au milieu d’un détroit. Personne ne s’occupe de mon sommeil. Jamais de baisers tendres. Je veux de nouveau éternuer lorsque j’aspire les pollens. Un manque pour personne.

Ildico, ce matin, a trouvé sa troisième fille ensanglantée. Il lui reste encore deux garçons. Le mari est disparu. Tout me bouleverse ici. Qu’une aube vienne ! Stella tu es mutilée de ton moi scintillant, c’est tout.

Mon acharnement à sortir de ce micmac n’a pour socle que mots vides et creux, une pure perte.  Trop de fougue, de colère. Mon tourment est apparent malgré tous mes efforts à donner une impression de tranquillité. Change ton épiderme en pierre mouvante, implacable dans ses volontés.

Nous sommes en septembre et un cessez-le-feu est imposé. Les forces internationales déblayent et s’activent sur ce qu’ils nommeront désormais la Ligne verte, ligne médiane de la haine. Une ligature de paix, oblique comme une chute. Une poudre de perlimpinpin déposée voilant toute clarté, une ligne brisée de dépits. Les idiots de Turcs au Nord, les imbéciles de Grecs au Sud. Je m’accroche à ce passeport britannique comme à un trésor, le montrant aux militaires anglais croisés au long de ces remparts factices s’édifiant en valeur absolue de civilisation. Stella, toi farouche furie, acharnée, impie et méthodique, comment peux-tu être si seule ? J’ovule encore. Ma respiration est ce cordon ombilical touchant Terre. Que pousse en moi une fusion corporelle prismatique, un fruit suivant une fleur, un conte de fées, oh oui ! Que ces seins servent une fois au moins en toute sincérité aimante ! De l’enfant que j’appelle in petto, je ne suis présentement que les yeux, les oreilles et le souffle, son espace de chair inhabitable, me cherchant, me sondant, comme si ces deux pieds foulaient chacun son propre demi-cosmos. Reste encore à sauver une histoire d’amour n’ayant toujours pas germé. Tout n’est autour que décès. J’écris comme une violente fièvre s’acharnant sans cachets dans une véritable intempérie de ne pouvoir parler à quelqu’un. Je ne peux sans cesse me confier qu’à un poignard, y faire exploser mes frayeurs ! Cet enfer trop réel, ouste ! La métempsycose est une sale connerie ! La prochaine fois, renaître en plante sauvage, éloignée de toute civilisation, bouffée par un herbivore, digérée, déféquée, transformée en humus nourrissant d’autres plantes.

Le soleil se transforme toujours chez toi jusqu’au désastre final.

Posted at 9:40pm and tagged with: 2000 mots, jusse pour toi,.

je cherchais à

écrire à

à propos de Jenon — parlons d’un coffre-fort

tout un résiliant contenant dépourvu de contenu valable sur le marché

Je le sais maintenant

nous ignorions, cabochons, l’existence, les vertus des torches acétylènescisailles, perceuses, ciseaux à froid, travaillions avec l’outillage qui traîne

du vrai bizounage de jeunes hommessur le trésor trouvé, rêvé, de Vincent Cotroni

monsieur Héroïne, de Marseille à New York. Son coffre, celui de Vic.appeler la GRC ? ce genre de lâcheté passe par la tête ? explique

les sempiternelles modifications des locauxaux Foufounes, Montréal

jadis, le très louche Pal’s Café mafieux, juste devant la Casa Loma etle Trinidad, où mes parents se sont regardés dans les yeux 

Vingt-cinq années plus tard, à une porte de ma conception,Ce coffre d’une demi-tonne, caché entre deux rangées de briques puis

et, encore, c’est ici.Mon quartier, notre quartier de vie où

deux amoureux s’y sont frottés, donc aujourd’hui,le gars s’obstine dans le défunt Red Light

Quartier des Spectacles de mes deuxsur une merveille en fer

la cache du bâtiment, sa surprisemirifique obsession pour quelques conspirateurs

volontaires en corvée, suants, rêvant.L’ouvrir, ce coffre armé, y trouver

une gloire. Prenons deux bières.

notre dernier trou, passe-moi le miroir et la lampe !

sonne la fin du buzz à vide, dépourvu de contenu

des jeunes chassés, virés mongols, des contenants à récupérer,Tous ravis

et d’un lieu et du temps démoli — non.

Posted at 9:39pm and tagged with: 250 mots, poésie,.

Fonce dans le mur

Pèse su’a suce

Rien n’est cool

Ensemble nous fusions

Maintenant, nous fissions

Tout un début pour une suite

Opéras, opéra

Drames, drame

Bucoolique, joint tes mains, belle droguée

Éternité

Trépane nos couilles

Assèche nos menstrues

Rappelle-nous, fière

Que d’aujourd’hui

Toute ton abstraction naît

d’une douleur

Une cloche fêlée

Notre Bonjour

Qui mord aux leurres

Invoquant

Hurlant

Réclame

Pleurant

Désire Beauté

Oui, oh oui encore

Sur cette planète Terreur _______________ _______________ .

Posted at 9:35pm and tagged with: poésie,.